RétrospectiveRétrospective Jacques TATI (6 films)mercredi 15 juillet 2026

RÉTROSPECTIVE 6 FILMS de JACQUES TATI - Nouvelles versions restaurées 4K
À partir du 15 juillet 2026
Cet été, de juillet à août 2026, Cinénacre vous propose de revoir 6 films qui ont marqué l'oeuvre de Jacques Tati, génie de la comédie et du burlesque, au travers d'une nouvelle restauration en 4K.
Les films :
Jour de fête (1949)
Premier long-métrage de Tati, premier chef-d’œuvre burlesque, réalisé entre amis en plein centre de la France. Comment la paisible vie d’un village va se transformer avec l’arrivée de forains, qui parviennent à convaincre François le facteur qu’il doit désormais augmenter la cadence et faire sa tournée « à l’américaine »... L’invention du néoréalisme français, dix ans avant la Nouvelle Vague.
Les vacances de monsieur Hulot (1953)
La première apparition du personnage mythique de Monsieur Hulot, en vacances au bord de mer. Avec sa noblesse, sa discrétion et sa manière parfaitement involontaire de provoquer des catastrophes aussi hilarantes que subtiles. Une révolution dans l’usage de la musique et des sons, qui priment sur le dialogue. Sans oublier l’allusion aux Dents de la mer de Spielberg, ajoutée après la sortie du film. La définition du temps libre selon Tati.
Mon oncle (1958)
Face à sa sœur, son beau-frère et son neveu qui habitent une maison ultra-moderne, Hulot vit
au dernier étage d’une ancienne maison de banlieue parisienne. Pour eux, il est grand temps de lui trouver enfin un vrai travail, une compagne et un foyer. Dans ce premier film en couleurs (Oscar du
meilleur film en langue étrangère en 1959), Tati partage sa sympathie pour l’enfance, les chiens et les quartiers populaires. Il interroge notre façon d’habiter l’espace et le quotidien et s’amuse de l’idée de la réussite sociale dans un monde qui se transforme, détruit et construit à tout va.
Playtime (1967)
L’œuvre la plus ambitieuse de Tati, où il repousse toutes les limites (durée de tournage, coût du décor, pertes financières personnelles) pour inventer une géniale manière de raconter le monde, l’internationalisation des échanges, la perte d’identité des humains et des lieux. Cette expérience unique respecte la liberté et l’imaginaire du spectateur : « le premier film martien de l’histoire du cinéma », dira François Truffaut. Chef-d’œuvre.
Trafic (1971)
Monsieur Hulot va livrer son prototype de camping- car au salon de l’automobile d’Amsterdam. Il est temps de prendre la route. Mais peut-on rester soi-même lorsqu’on a un volant entre les mains ? Quatre ans après l’embouteillage monstre de Week-end de Godard, Tati filme la folie du « tout-automobile » comme un théâtre mécanique. Aussi prophétique que Playtime, une ode à la simplicité où Hulot contourne les lignes droites, privilégie les zigzags et les chemins de traverse. Rencontres imprévues et folies de la route !
Parade (1974)
Retour à la piste et au music-hall pour Tati qui, dans le cirque de Stockholm et pour la télévision
suédoise, filme en vidéo les numéros de mime qui l’ont rendu célèbre dans l’Europe entière. Entouré d’artistes virtuoses – musiciens, clowns, acrobates – dans une liberté totale et joyeuse, Tati abolit les frontières entre créateurs, techniciens et spectateurs, pose la question du renouveau des générations et célèbre l’inventivité colorée de l’enfance.
